lundi, 25 juin 2018|

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Episode neigeux tardif

Quand les changements climatiques se rappellent à notre bon souvenir.

Trop souvent, nous croyons que le réchauffement climatique se traduit par des températures plus douces ou de la canicule. Ce n’est pas si simple. La principale conséquence consiste en une rupture de la régularité climatique saisonnière et donc à l’apparition de phénomènes en yo-yo, voire extrêmes.

Tout comme une batterie, la machine climatique fonctionne avec deux pôles opposés et complémentaires, d’un côté du chaud avec les zones tropicales, et de l’autre du froid aux calottes polaires.

Or du fait du réchauffement, les calottes polaires se sont considérablement réduites au point qu’en 2012 la banquise estivale arctique n’a jamais été aussi réduite avec 3.7 km², soit deux fois moins qu’il y a trente ans.

Du coup c’est toute la circulation des courants tant marins qu’atmosphériques qui sont chamboulés(1). Aussi voyons-nous arriver de plus en plus fréquemment des fronts de plus en plus chauds (conséquence du réchauffement et donc très humides) rencontrer des masses froides venant du Nord, et qui restent bloquées. Le résultat se traduit par des précipitations exceptionnelles pouvant atteindre en 24 ou 48 h l’équivalent d’un mois de précipitations. Aujourd’hui par temps plus froid et en raison de fortes différences de pression nous avons eu des chutes de neige accompagnées de congères.

Tout au contraire nous pouvons avoir de la douceur hivernale, et même des records agréables mais très anormaux (17° en février, il y a quelques années), préjudiciables aux végétaux qui ont besoin de froid l’hiver afin d’être vigoureux et de bien produire.

L’an 2012 a également été marqué par des phénomènes moins gênants au quotidien, mais préoccupants. Ainsi en raison d’un printemps anormalement froid empêchant les abeilles de sortir, la pollinisation des fruits s’est mal déroulée, réduisant de moitié les récoltes des vergers. De même l’automne particulièrement pluvieux et les inondations ont gêné le travail des agriculteurs et des milliers d’hectares de pommes de terre n’ont pu être récoltés. Ces deux exemples nous montrent combien notre alimentation dépend de la stabilité du climat.

Nous, Amis de la Terre, dénonçons l’absence de volonté des états de lutter contre les changements climatiques et la conférence de l’ONU à Doha fin 2012 a été un échec complet. Et pourtant, il y a urgence à réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, et à sortir des énergies fossiles pour aller vers les renouvelables. La conférence actuelle du gouvernement sur la transition énergétique, n’en prend pas le chemin.

Du coup, les changements climatiques continueront avec leur cohorte de phénomènes extrêmes, et l’avenir est des plus inquiétants. De nombreux experts nous disent que le réchauffement climatique sera supérieur à ce que peuvent supporter nos écosystèmes, et donc que l’humanité est menacée de disparition.

Parce que des alternatives existent, et que nos responsables politiques regardent ailleurs, nous, Amis de la Terre vous invitons à participer chaque premier samedi du mois de 11 h à midi au carrefour de la place Jean-Bart à Dunkerque à un cercle de bruit intitulé “Notre maison brûle”. Le but est de nous faire entendre des pouvoirs publics et de créer progressivement un mouvement fort et permanent qui obligera ces derniers à engager les réformes indispensables et urgentes qui s’imposent afin que l’humanité puisse continuer de vivre.

A.V.

(1) pour en savoir plus  : Réseau Action Climat France http://www.rac-f.org

 
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