lundi, 10 décembre 2018|

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Les “petits oiseaux” et l’étude de la biodiversité

(Barges à queue noire. Copyright Marc Roca)

J’ai encore en mémoire le tonitruant et ironique « …et Gérard va vous parler des petits oiseaux ! » Dernièrement encore, par deux fois en une semaine la même ritournelle de défiance envers les naturalistes fut prononcée.

Que par le passé, elle le fut par ignorance ou pour nous contrer… soit ! Actuellement, ce raccourci en dit long sur le manque de reconnaissance persistante du travail des militants naturalistes qui dénonçaient déjà il y a plus de 40 ans les dégâts occasionnés à la nature par les débordantes activités humaines. De multiples problèmes s’amoncellent sans que nous sachions les résoudre, parmi lesquels des questions environnementales. Pour certains esprits la perte de biodiversité qui ne touche pas directement notre Genre ne mérite qu’une attention mineure… et pourtant la raréfaction des espèces devrait nous inciter à en connaître les causes et les possibles conséquences indirectes sur notre santé, et également à enrayer le déclin de notre irremplaçable patrimoine naturel.

Plus prosaïquement, n’oublions pas aussi que les espèces floristiques et faunistiques sont des acteurs gratuits des paysages favorables à la pratique du tourisme de proximité. Et pour terminer mon plaidoyer, éthiquement le Savoir de notre Genre devrait nous commander d’être plus respectueux des Vies qui nous entourent.

Des effectifs en chute libre

Lors de la célébration des 40 ans de notre fédération d’associations de défense de l’environnement à Noordpeene j’ai eu l’occasion d’effleurer oralement diverses études ornithologiques menées dernièrement en Flandre qui montrent la chute des effectifs notamment des passereaux des champs tant en période hivernale qu’au printemps et où nous proposons divers axes de réflexion pour en supputer la cause. Ces études établies suivant un protocole écrit serviront de base comparative aux générations naturalistes suivantes.

Nous avons aussi réalisé, sur 3 ans, un nouvel Atlas géographique des espèces d’oiseaux nicheurs qui démontre que certaines zones du territoire sont très favorables à des espèces emblématiques, de surcroît en zone humide, ce qui nous conduit à être vigilants sur leurs devenirs.

J’espère avoir donné quelques arguments en faveur de la nature et des oiseaux en particulier qui sont certes, comme beaucoup d’autres espèces floristiques et faunistiques, des indicateurs de qualité de milieux mais qui donnent aussi des satisfactions à celles ou ceux qui les observent.

G. V.

 
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