jeudi, 28 octobre 2021|

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28 ans après Tchernobyl, Gravelines fatigue !

Le 26 avril est une date importante pour le mouvement anti-nucléaire, elle marque le triste anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Vingt-huit ans après, jour pour jour, le collectif dunkerquois “Sortir du nucléaire” tenait comme chaque année un stand d’information place Jean-Bart, l’occasion de rappeler que suite aux accidents de Tchernobyl et Fukushima le nucléaire sûr n’existe pas ! D’autant plus que la centrale nucléaire de Gravelines vieillit, quatre de ses réacteurs ont dépassé les trente ans d’âge et montrent ici et là des signes d’usure (fissuration en fond de cuve du réacteur n° 1, bétons attaqués par la corrosion). L’ONG Greenpeace a d’ailleurs placé le site gravelinois parmi les centrales françaises à fermer en priorité, au vu notamment de l’âge des réacteurs mais aussi du contexte urbain et industriel très dense sur notre littoral, facteur de risques accrus en cas de pépin. La centrale est d’ailleurs sujette à de nombreux incidents chaque année. Les derniers incidents relevés concernent en outre des problèmes de robinetterie.

  • Ainsi le 9 avril dernier, EDF déclarait un incident de niveau 1 suite à la détection tardive d’un défaut d’étanchéité sur un robinet de la tranche 1. Un chiffon avait tout simplement été oublié à l’intérieur même du robinet par un agent de maintenance !
  • Quelques jours plus tard, suite à la fermeture intempestive d’un autre robinet qui venait d’être remplacé sur la tranche 6, un échauffement se produit sur l’alternateur occasionnant cette fois la mise à l’arrêt du réacteur.
  • Dans la foulée, le réacteur n° 3 est lui aussi mis à l’arrêt suite à une perte de pression d’huile sur le circuit de l’alternateur, si bien que le 26 avril quatre des six réacteurs de Gravelines étaient arrêtés, une façon peut-être pour EDF de commémorer à sa manière l’accident de Tchernobyl !

Et pendant ce temps-là au Japon, Tepco en charge de Fukushima pompe sans arrêt au rythme des Shadoks de l’eau propre pour refroidir les réacteurs sévèrement endommagés et inversement l’eau contaminée pour la stocker dans des containers qui fuient… Cette dernière se déverse en grande quantité dans l’océan Pacifique. Plus de 20 000 milliards de becquerels ont été ainsi déversés depuis mars 2011 dans l’océan au risque à la longue de polluer toute la planète. Déjà, suite à la catastrophe de Fukushima, 100 000 personnes ont dû quitter leur maison ! N.F.

 
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