mercredi, 22 septembre 2021|

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Centrales nucléaires

Le séisme et le tsunami qui s’en est suivi sur les côtes du Japon ont malheureusement débouché sur la mort de centaines de personnes et l’explosion survenue sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, libérant vraisemblablement de grandes quantités de substances radioactives. Un second réacteur, on l’a appris par la suite, est également mal en point.

L’ADELFA observe que, contrairement à Tchernobyl, réacteur démuni d’enceinte de confinement – cela avait été largement souligné à l’époque – l’on a affaire ici à un réacteur du même type que ceux exploités par EDF, doté donc d’un système de sécurité censé offrir toute garantie en matière de sûreté. Cela n’a pas suffi à le préserver, et les conséquences ne sont pas encore pleinement mesurables dans un pays réputé pour une culture du risque bien supérieure à la nôtre.

Cet événement ne peut qu’interpeller chez nous les décideurs politiques et industriels, acteurs du « tout nucléaire ». Certes, on vous dira que la France n’est pas le Japon, qu’elle est à l’abri d’une catastrophe d’origine sismique. Rien n’est moins sûr. Le site nucléaire de Cadarache dans le sud se trouve sur la faille géologique de la Durance et ce n’est sans doute pas un hasard si les normes sismiques en usage en France viennent récemment d’être relevées.

L’ADELFA souligne par ailleurs qu’un certain nombre de nos centrales – dont Gravelines - sont situées en bord de mer et que nos autorités ont pris énormément de retard dans les prévention des risques de submersion marine. Les Pays Bas ont mis en œuvre à grands frais un plan Delta, la Belgique un plan Sygma. Nous n’avons pasencore chez nous de Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) digne de ce nom. En dépit de la chaudealerte du Blayais, fin 1999, où une catastrophe provoquée par un mascaret fut évitée de justesse, nos défenses de côtes sont notoirement insuffisantes, incapables d’enrayer, comme ce fut le cas avec Xynthia en Vendée, une brutale montée de eaux.

Or l’envahissement par la mer du site de Gravelines pourrait engendrer une perte de contrôle brutale susceptible de provoquer la fusion du cœur d’un ou de plusieurs réacteurs et la libération dans l’atmosphère, comme au Japon, de masses d’air très fortement contaminées.

Ci-joint ce texte du communiqué de l’ADELFA

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