mardi, 19 juin 2018|

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Submersion marine : Avis de grand chaud dans les décennies futures

En 2016 Dunkerque, la septentrionale, a connu l’année la plus chaude depuis 1880. En cause, explique le professeur Amara de l’Université du Littoral (ULCO), le changement climatique qui, la chaleur aidant, a notamment pour effet d’accélérer le processus en cours d’élévation du niveau des mers. Et le scientifique d’ajouter que si l’humanité ne met pas un frein au réchauffement, on pourrait connaître à terme dans le nord un climat identique à celui observé dans le sud du pays. De beaux jours en perspective pour le vignoble d’Hondschoote  ! Vous en doutez  ? Participez donc à une partie de pêche en Mer du Nord et vous constaterez que des espèces hantant les mers chaudes commencent à remonter jusque chez nous. Et ce n’est pas seulement à cause des rejets d’eau chaude de la centrale nucléaire de Gravelines  ! Le métabolisme des organismes marins, leur ectotherme, indique M. Amara, explique que, puisque les océans se réchauffent, on assiste à une modification sensible de la répartition géographique des espèces qui les habitent. Fermons la parenthèse. On ne saurait en effet imputer à la seule montée des eaux, imperceptible d’ailleurs, le risque de submersion marine. Celui-ci peut être amplifié par les dérèglements climatiques, les tempêtes, les tornades, comme celles que le littoral a connues en 1949 et en 1953. Elles surviennent dans le monde beaucoup plus fréquemment que par le passé. Il ne se passe plus de mois en effet sans qu’une catastrophe, accompagnée souvent d’inondations, survienne ici ou là sur la planète (Haïti, sud des États-Unis, Bangladesh, etc.) Le dérèglement climatique, générateur d’effets collatéraux dommageables, n’est pas une lubie de scientifiques. C’est une réalité qui, si on n’y prend garde peut nous mettre à l’épreuve, nous qui partageons avec les Belges et des Néerlandais un vaste polder arraché à la mer. Coup de semonce en Vendée. Pour le professeur Héquette, qui enseigne dans le même établissement universitaire, la hausse du niveau de la mer, facteur d’érosion des côtes, n’est pas la même partout. Des secteurs perdent du sable, d’autres en gagnent. Ainsi le trait de côte évolue dangereusement non loin de chez nous, par exemple dans la baie de Wissant où le rivage a reculé de 150 m. Plus près encore, les dunes d’Oye-Plage ont été sévèrement grignotées avant de se stabiliser à nouveau suite à des travaux dits de défense de côte. Pour lui il faut rehausser les digues, qui protègent surtout le bâti à l’arrière des plages, quand celui-ci est menacé. Quant au rechargement en sable des plages, comme on le connaît à Dunkerque, il donne d’excellents résultats à condition de le renouveler périodiquement. Moralité  : la question de la submersion marine est loin d’être anodine. Or, a constaté Nicolas Verlynde, doctorant à l’ULCO, le public ne s’est pas encore vraiment soucié du problème. Ce devait être aussi le cas à La Faute-sur-mer en Vendée où une nuit de février 2010, 29 personnes périrent noyées lors du passage de la tempête Xynthia. Jean Sename

 
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