mardi, 20 août 2019|

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En bref

À force de jouer avec le feu…

L’on sait que pendant des années la France a transféré clandestinement des déchets nucléaires en Russie. Ce qu’elle n’avait évidemment pas envisagé, c’est que l’été dernier le pays de Poutine, suite à des épisodes de canicule, allait être ravagé par des incendies monstrueux difficilement maîtrisés. En conséquence, des centrales nucléaires, des sites de stockage de déchets radioactifs ont été menacés par la progression des flammes. Apparemment – car la transparence n’est pas le point fort de la politique russe ! - on a évité la catastrophe. Tant mieux. Imaginons en effet que nos déchets nous seraient revenus en fumée par la voie des airs… -

Énergie : les prix flambent

Il paraît qu’en France, grâce à la politique volontariste (pronucléaire) menée par producteurs et prestataires, l’énergie ne coûte pas cher. Ce n’était sans doute pas complètement faux voici quelques années encore. Est-ce que demain cela se vérifiera encore ? Permetteznous d’en douter. Avec le gaz à + 15 % en l’espace de quelques mois et l’électricité à + 7 % (3 + 4 %) au 1er janvier 2011, les lendemains risquent fort de déchanter. Surtout pour les individus, les familles qui ont atteint ou dépassé le seuil de la précarité. - 30, 40, 60 ans : Qui dit mieux ? La vérité des prix du kWh nucléaire est, d’évidence, un secret d’État particulièrement bien gardé. On en veut pour preuves les diverses manoeuvres, les tours de passepasse, auxquels EDF se livre et s’est livré. Exemple : la prolongation de vie des réacteurs jusqu’à 40 ans, voire 60 ans, en ces temps de visites décennales ce ne serait que simple formalité, à en croire la direction de la centrale de Gravelines. Aurait-elle oublié qu’enceintes de confinement, cuves des réacteurs sont fatalement fragilisées au bout de décennies de services et qu’on ne peut pas les remplacer ? Qu’importe : passer de 30 à 40 ans, à plus forte raison à 60, voilà qui “laisse le temps de voir venir” et permet entre-temps de puiser, comme EDF l’a fait dès 2004, dans les provisions réglementairement réunies pour permettre un démantèlement particulièrement long et onéreux, comme à Brennilis, des réacteurs arrivés en fin de vie. -

Bon débarras !

L’entreprise britannique International Nuclear Services (ex-BNFL), qui avait pignon sur quai au port de Dunkerque depuis des lustres, a fermé boutique et décidé de regagner le royaume de sa gracieuse Majesté. Ce n’est pas le genre de départ que l’on regrettera. Elle était en effet spécialisée dans le trafic de déchets nucléaires qu’elle se chargeait d’acheminer vers l’usine de retraitement de Sellafield, pendant de notre La Hague. Son départ s’est fait dans la discrétion, sans tambour, ni trompette. Des risques non-négligeables en moins, on ne va pas faire la fine bouche ! -

Avis de recherche … d’un terminal methanier

On en parle tout le temps depuis plus de trois ans et on ne la voit pas pointer le bout de son nez. Cette arlésienne s’appelle : terminal méthanier du Clipon, cet équipement-miracle qui, s’il avait fallu croire Christian Estrosi, le pourtant ex-ministre de l’Industrie, aurait dû prendre le relais vite fait bien fait du site Total, sacrifié sur l’autel du profit, de la mondialisation via sans doute une délocalisation. Pourquoi vous parler de Total dans un écho ayant trait au terminal ? Eh bien, parce qu’il y a, à notre avis, une analogie frappante entre les deux stratégies menées tant par le patron de la firme pétrolière que par le PDG d’EDF. Le premier a joué pendant près d’un an au chat et à la souris avec les salariés, les sous-traitants, les reponsables économiques et politiques du littoral avant de faire connaître la décision néfaste que l’on sait, et le second en fait tout autant depuis avril dernier, époque à laquelle le Préfet avait donné le feu vert à l’équipe de promoteurs de cet équipement, à savoir GPMD et Dunkerque-LNG, filiale EDF. On observera qu’en ce qui concerne le troisième larron, GRT-GAZ, qui se propose de réaliser le gazoduc qui serait appelé à acheminer le gaz produit, bien que l’enquète publique qui lui était consacrée, se soit achevée, il y a près de six mois, on n’en connaît toujours pas le résultat. Aux yeux de l’ADELFA, ces atermoiements dénotent de la part de “nos” interlocuteurs, frappés de mutisme, un comportement méprisant à l’égard de la population du littoral. La décision nous appartient. En attendant : circulez, il n’y a rien à voir…

ECOPOLIS : un rendez-vous à ne pas manquer

A l’initiative d’un laboratoire de l’Université du Littoral (RII) et de réprésentants de la société civile, a été lancé, voici déjà quelque temps, un groupe de réflexion sur le devenir de villes industrielles subissant la crise de l’industrie lourde. Il va sans dire que cette question interpelle ou devrait interpeller l’ensemble des habitants du littoral. Quelles peuvent être en effet les alternatives pour qu’une ville demeure créative et innovante ? N’est-il pas urgent d’attirer et d’engendrer de nouvelles activités. Cette réflexion a débouché (provisoirement) sur la création d’Ecopolis qui tiendra une conférence inaugurale, le lundi 6 décembre de 17 à 19 h à l’amphithéâtre Schumpeter au Centre universitaire Lamartine à Dunkerque. Un rendez-vous à ne pas manquer.

 
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