vendredi, 17 août 2018|

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Le réchauffement climatique : une maladie de civilisation

De très nombreuses actions que nous effectuons quotidiennement, telles le fait d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau, sont devenues tellement évidentes, voire considérées comme inépuisables que nous en oublions comment cela est devenu possible. En effet, tel Monsieur Joudain qui faisait de la prose sans le savoir, nous bénéficions tous des bienfaits de dame nature, sans qui rien ne serait possible.

Je n’en citerai que quelques-uns. Ainsi la température terrestre a été par le passé beaucoup plus chaude en raison de la teneur en gaz carbonique jusqu’à vingt fois supérieure à celle que nous connaissons depuis le quaternaire. Du coup une végétation luxuriante de forêts et végétaux s’est développée, qui a permis de capter des quantités colossales de carbone qui ont ensuite été enfouies dans le sol il y a 800 millions d’années de cela lors de l’ère du Carbonifère. C’est encore dame nature qui a créé l’oxygène indispensable à la vie, et formé en haute altitude la couche d’ozone qui nous protège des brûlures et cancers que provoquent les rayons ultra-violets. Le résultat de ces évolutions et bienfaits a été le développement et la diversification des espèces, et l’apparition d’un climat doux qui a permis l’émergence de l’humain, dernière espèce arrivée. À partir de 1750, la découverte du charbon et son pouvoir énergétique considérable nous entraînent un siècle plus tard dans une nouvelle ère : la civilisation industrielle. Bien vite, il nous a fallu d’autres énergies fossiles : pétrole, gaz, qui, en permettant de toujours produire plus, nous ont amenés à la société d’hyperconsommation, de gaspillage et de pollution que nous connaissons aujourd’hui. Du coup, en rejetant dans l’atmosphère du carbone autrefois enfoui sous terre, nous avons brisé un équilibre fondamental, et cela d’autant plus que nos besoins, dictés par la consommation à outrance explosent, notamment depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour atteindre + 40 % d’émissions mondiales de C02 de 1990 à 2010 ! Résultat, la teneur en C02 de l’atmosphère est passée de 270 ppm en 1750 à 390 aujourd’hui, entraînant par effet mécanique le réchauffement de la planète, qui provoque les importants changements climatiques que nous connaissons.

Notre mode de fonctionnement n’a rien de durable. Il est impératif de réduire notre empreinte écologique sur notre planète, et de revenir à une exploitation des ressources soutenable qui respecte les écosystèmes et les cycles indispensables à la vie. S’agissant du volet énergétique, il est indispensable et vital d’abandonner l’exploitation des énergies fossiles et dangereuses (le nucléaire) au profit des énergies renouvelables tout en réduisant nos consommations par la sobriété et l’efficacité énergétique, tel que le propose le scénario Négawatt. Assurément, nous sommes gravement malades de cette civilisation industrielle du toujours plus, basée sur les énergies fossiles. À nous d’en sortir au plus vite sous peine que notre maladie devienne fatale. A.V.

 
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