vendredi, 17 août 2018|

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De l’hydrogène vert !

La fermeture de la raffinerie Total à Dunkerque a donné lieu à une difficile lutte syndicale mais aussi à un projet “Hydrogène” par des syndicalistes CGT locaux. Un colloque à Grande-Synthe, fin novembre dernier, a été l’occasion de rappeler leur pugnacité (dixit), les revers essuyés et surtout la progression de leurs travaux.

Démarrés en 2010, ceux-ci visent des projets industriels dans le Dunkerquois et dans le Valenciennois. Ils traitent de l’électrolyse industrielle de l’eau à partir d’Électricité Nouvelle Renouvelable (ENR), en l’occurrence les éoliennes. Cette électrolyse permet de récupérer de l’hydrogène et de l’oxygène.

Les études, menées avec un cabinet d’expertise, se sont d’abord attachées à la production “d’Hydrogène Mobilité” pour des véhicules électriques avec une pile à combustion. Les débouchés se heurtent à un faible réseau de distributeurs en hydrogène et à des coûts actuels élevés pour ces véhicules, en France.

Expérimentation dans le Dunkerquois

Une autre application a trouvé plus d’échos, notamment dans les échanges avec la CUD : utiliser l’hydrogène dans les réseaux de gaz et les transports en commun. Tant et si bien, et avec d’autres apports, que la CUD est engagée dans une expérimentation pour un projet porté par Gdf-Suez : le projet Grhyd (Gestion des réseaux par l’injection d’hydrogène pour décarboner les énergies).

Produit localement, dans deux ans, il sera introduit dans les réseaux existants de gaz naturel ou servira à fabriquer de l’Hythane. Ce gaz fera rouler une cinquantaine de bus adaptés. Le mélange Hydrogène-gaz naturel sera distribué, à titre expérimental, comme combustible dans un nouveau quartier de Cappelle-la-Grande. Les cégétistes envisagent, de leur côté, de chauffer la salle de L’Avenir avec ce gaz moins carboné. De quoi parler encore d’avenir, sourient-ils.

D’autres perspectives

Et pour ne pas oublier l’oxygène produit : il s’avère que l’02 peut aider à capturer (par oxycombustion) le CO2 des fumées des industries qui en rejettent beaucoup. Comme par exemple les centrales thermiques de production d’électricité ou encore les usines de production d’acier et de fonte (cas d’Arcelor Mittal de Dunkerque qui rejette 2 tonnes de CO2 à chaque tonne d’acier fabriquée). Une fois capté, plutôt que d’être enfoui, le CO2 peut être mis en réaction avec de l’hydrogène pour fabriquer du méthane.

De quoi parler encore d’avenir, d’emplois… et d’écologie industrielle !

Elizabeth Gueuret

 
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